Le paravent de la finance verte
Beaucoup de promesses, mais quels résultats ?
Sommaire du fonds documentaire
Depuis un moment, ce qu’on appelle la ‘finance verte’ gagne du terrain.
Il faut croire qu’il y a un engouement certain pour les investissements proposés par ce nouveau type de finance. On en parle de plus en plus. Il y a même des formations et des labels qui sont créés à ce sujet, comme si on voulait donner corps à une véritable spécialisation.
Mais qu’en est-il réellement ?
Qu’y a-t-il vraiment derrière ce concept qu’on vous présente comme nouveau, novateur, alors que c’est simplement de la cosmétique ?
La finance verte est dérivée de la finance. Avec les investissements ‘verts’, on vous propose de placer votre argent dans des entreprises qui favorisent tout un tas de concepts et de mouvements à la mode :
- La transition écologique
- Le développement durable
- La lutte contre le réchauffement climatique
- Et la prise en compte de critères ESG (Economiques, Sociaux et relatifs à la Gouvernance) : les critères qui vont évaluer la performance de l’entreprise dans les domaines qui ne sont pas reliés à la finance proprement dite
Toutes ces choses vont dans le bon sens. Là n’est pas la question. Il faut que les critères d’investissement évoluent et prennent en compte ces données.
Ce qui est critiquable, en revanche, ce sont 3 choses :
- D’abord, on tente de faire de tout ça une nouvelle mode, un nouvel eldorado. Et, si vous écoutez les campagnes qui sont faites à ce sujet, vous constaterez que l’on tente de vous persuader d’investir dans ce type d’entreprise.
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Ensuite, on vous présente les choses comme si elles étaient nouvelles, alors qu’en réalité, ces critères reflètent la bonne marche, la bonne tenue d’une entreprise. Les présenter comme nouveaux, c’est donc trompeur.
Par ailleurs, les autorités semblent vouloir exploiter cette mode en fournissant des labels, des formations et des recommandations. Or, dans les faits, elles n’ont pas tellement de poids, et servent davantage à s’acheter une bonne conscience qu’autre chose. Rien ne remplace la conscience écologique – et le civisme qui va avec – que chacun d’entre nous devrait posséder et mettre en œuvre. Pas besoin de formations là-dessus.
- Mais surtout, avec tout ce spectacle, on oublie que les critères d’investissement restent immuables : vous n’investissez pas pour perdre de l’argent, mais pour en gagner. Il faut donc vérifier que les entreprises qui se livrent à des exercices de communication sur la thématique de l’écologie, sont d’abord et avant tout rentables.
Le top, bien sûr, est d’intégrer ces critères écologiques avec les critères classiques de l’investissement. C’est d’ailleurs ce qui devrait toujours être fait.
Mais pas besoin d’en faire un programme de communication entier.